Le surf

L’histoire du surf et les Landes sont étroitement liés. Dès la fin des années 50, les premiers surfers découvrent la qualité des vagues sud landaises. L’absence de plateau continental permet à la houle de déferler avec toute sa puissance. La carte des spots (liste téléchargeable en version PDF) montre toute la richesse du littoral en la matière. Les écoles de surf permettent aux débutants de s’initier à la pratique en toute sécurité.

Le surf est un sport soumis à des règles, veuillez les respecter.

Histoire

Les Landais, ont comme les Hawaïens, développé une pratique s’approchant du surf. Fin 19ième siècle, les Landais inventent un jeu aquatique téméraire. Quand arrivait la belle saison, les plus jeunes résiniers travaillant dans les forêts proches de l'Océan Atlantique aimaient prendre des bains de mer. Il arrivait que de grands voiliers revenant des côtes Africaines perdent dans le mauvais temps des billes de bois qui passaient par-dessus bord, et qui étaient rejetées par les courants vers les côtes.

Des jeunes gens téméraires s'ingéniaient à chevaucher ces troncs poussés dans les vagues, et cela leur donnait de belles sensations. Certains eurent l'idée de fendre ces troncs par moitié afin d'obtenir une meilleure flottabilité ; et de les amincir avec un «coumgate» (petit instrument comme une herminette servant à tailler le bois). Les spectateurs, amusés et intrigués, voyant ces jeunes gens fabriquer ces planches en bois baptisèrent ces engins flottants des «coungates» et les pratiquants les «Coungatataous».

Mais l’histoire française (et européenne) du surf a vraiment commencé sur la côte basque et plus exactement à Biarritz en septembre 1956. En effet, le surfeur californien Dick Zanuck (fils du metteur en scène Darryl) profite du tournage à Biarritz d’un film pour glisser une planche de surf en balsa dans l’envoi du matériel cinématographique. La planche fut bloquée en douane et son propriétaire repartit aux Etats-Unis sans avoir pu l’essayer sur les vagues basques.

Son ami scénariste, Peter Viertel, réussit après de nombreux déboires avec l'administration, à faire entrer la planche en France. Sans aucune connaissance de ce sport, il se lance à 37 ans sous les yeux d'Ernest Hemingway, à l’assaut des vagues biarrotes. Son premier essai se solde par un échec et la planche finit dans les rochers. Il confia la réparation à Georges Hennebutte, rare Biarrot à savoir travailler la résine polyester. Le lendemain, c’est ensemble qu’ils réessayent et réussissent, non sans mal, à surfer les premières vagues (mousses) à la "Côte des Basques". Très rapidement, P.Viertel repart pour la Californie où, pendant l'hiver, il apprendra les bases du surf sur la plage de Malibu.

En 1957 grâce aux côtes relevées dans l'hiver sur la planche de Viertel, le dacquois Jacky Rott fabrique les deux premières planches françaises, en balsa, recouvertes de fibre de verre et résine polyester par la société des plastiques d'Uza (Landes). Au printemps, à Hossegor, il essaye une de ces planches avec laquelle il parvient à se mettre debout et suivre le déferlement d'une vague (exploit qu'il mettra longtemps à rééditer).

Le surf se développe donc sur les côtes landaises et girondines en des spots multiples comme Hossegor, Seignosse entre autres, myriade de beach-breaks plus ou moins secrets, changeant au gré du déplacement des bancs de sable et des courants de baïne.

En 1964 la Fédération Française de Surf fût créée. Son siège était basé à l'office du tourisme de Biarritz. En 1975, le Santocha Surf Club vit le jour à Capbreton, il est toujours basé à la plage de la Savane. En 1984 la FFS déménage et s'installe à Hossegor dans un bâtiment de la mairie. Et en 1994 le Hossegor Surf Club fût créé.

Règlementation du surf

La pratique du surf doit se faire hors des zones de baignade surveillée dans le respect des règlements techniques (règles de sécurité, de priorités, etc…), conformément aux attributions accordées par la délégation de pouvoir du Ministère de la Jeunesse et des Sports à la Fédération Française de Surf.

Toute personne utilisant du matériel tel que planche de surf, de bodyboard (en mousse, en polyester, ou en bois), de skimboard…, ne peut être considérée comme un baigneur.

Pour assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique, le Maire pourra prendre la décision d'aménager des zones réservées à ces activités.

Il est vivement déconseillé de surfer par temps d'orage.

Les surfeurs doivent assistance à toute personne en danger.

RÈGLES DE PRIORITÉ EN SURF LIBRE ET ÉCOLE DE SURF

D'après les statistiques, la plupart des accidents de surf sont dus à la collision de 2 surfeurs. La jurisprudence considère qu'en matière de surf, les règles de la F.F.S., s'appliquent conformément à la délégation de pouvoir pour organiser et réglementer la pratique du Surf accordée à la FFS par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.

1 - Règles de priorité essentielles.

  • La règle de base tolère un seul surfeur par vague à moins que 2 surfeurs n'empruntent sans se gêner des directions radicalement opposées.
  • -Dans le cas où une vague déferle dans une seule direction c'est le surfeur le plus au pic de la vague qui est prioritaire pour toute la durée de son surf.
  • Un surfeur qui a pris possession de la vague est prioritaire sur un surfeur qui rame vers le large. En conséquence, le surfeur qui remonte au large doit contourner la zone de surf.

2 - Règles complémentaires de convivialité.

  • Lorsqu'un surfeur placé le plus au pic, au point initial de take-off, a pris possession de la vague, il est prioritaire sur la vague pour toute la durée de son surf, même si derrière lui un autre surfeur fait un take-off dans la mousse.
  • Si au point initial de take-off, la droite et la gauche sont aussi valables l'une que l'autre, la priorité reviendra au premier surfeur en action qui fera une manœuvre dans la direction choisie. Un deuxième surfeur peut donc partir dans la direction opposée sur la même vague.
  • Lorsque 2 pics séparés bien précis, éloignés l'un de l'autre, se rejoignent à un endroit quelconque de la vague, bien que chacun des surfeurs soit à la position le plus au pic, à l'approche d'un point de rencontre, ils ne doivent pas se croiser et sortir de la vague afin d'éviter tout risque de collision.
  • Un surfeur placé le plus au pic ne doit pas être gêné par un autre surfeur qui rame pour prendre la même vague.
  • En cas de risque de collision, il est toujours conseillé au surfeur prioritaire de passer derrière le surfeur gêneur et non pas devant lui et de faire le maximum pour l'éviter. Le surfeur gêneur fera tout son possible pour tenir sa planche en passant sous la vague (canard) et non pas, en la repoussant vers le surfeur prioritaire.

 3- Collisions

L'Article 1384 du Code Civil précise que toute personne est responsable du matériel dont elle a la garde ou qu'elle utilise. Le surfeur qui heurte un surfeur ou un baigneur est donc présumé responsable de l'utilisation de sa planche. Toutefois, dans certaines circonstances, les règles de priorités définies ci-dessus pourront lui être opposées.

 

Source : Fédération Française de Surf

Liste des spots de surf Landes Côte Sud

Du sud vers le nord.

  • Labenne  - Des bancs de sables éphémères peuvent caller de belles vagues au niveau de la plage centrale. La barre peut être difficile à passer. Attention aux courantx parfois violents.
  • Capbreton – Plage des Océanides : Le spot dit du « VVF » parfois épique quand les conditions sont réunies. Spot souvent fréquenté par les pros, il est à déconseiller aux débutants.
  • Capbreton – Plage de La Piste : Un spot « worldclass » qui peut envoyer des tubes épiques. A réserver aux surfeurs confirmés.
  • Capbreton – Plage de la Savane : Spot du « Santocha » en référence au club historique installé à Capbreton depuis 1975. Très fréquenté par les débutants et les écoles, attention aux collisions. Ce spot peut produire une belle droite le long de l’épi rocheux.
  • Capbreton – Plage du Prévent : En référence à l’ancien préventorium, c’est le spot en face du CERS (Centre Européen de Rééducation du Sportif). Spot abrité, il fonctionne quand les spots exposés arrivent à saturation. De ce fait, il attire la foule. Idéal pour débuter.
  • Capbreton – Plage Centrale : Il faut de grosses conditions pour qu’il fonctionne, donc surtout en hiver. Il a l’avantage d’être relativement protégé du vent de NO. Les débutants apprécieront.
  • Hossegor – Plage Sud : C’est le dernier spot abrité de la côte. Le courant parfois violent peut gêner et les bancs ne sont pas toujours bien calés.
  • Hossegor – La Nord : Réservé aux experts ! La vague ne fonctionne pas en dessous de 2 mètres et déferle au large.
  • Hossegor – La Gravière :  Débutants s’abstenir. La vague déferle très rapidement, au bord, dans très peu d’eau. Elle offre un tube à ceux qui savent la dompter.
  • Hossegor – Les Culs Nus : C’est le spot situé à la plage naturiste. Parfois magique quand les bancs de sables le veulent bien.
  • Seignosse – Les Estagnots : Un spot très fréquenté, théâtre de nombreuses compétitions. Spot fréquenté par des surfeurs expérimentés quand les conditions sont réunies.
  • Seignosse – Les Bourdaines : Un spot qui bouge avec les bancs de sables, qui fonctionne rarement au dessus de 2 mètres de houle. Fréquenté par les écoles de surf.
  • Seignosse – Le Penon : Une belle vague peut déferler au niveau de la plage principale. Supporte mal le vent d’O et une houle désordonnée. Toujours du monde à l’eau.
  • Seignosse – L’Agréou : Le dernier spot au nord de la partie urbanisée de Seignosse Plage. Toutes les conditions doivent être réunies (banc, vent, marée) pour que tout soit calé.
  • Seignosse – Les Casernes : Un spot isolé qui attire cependant la foule des voyageurs. Des bancs se calent quelques semaines avant de disparaître après une tempête. Un spot qui peut dévoiler de bonnes surprises.
  • Soustons Plage - Une large fenêtre sur le littoral très exposée peut offrir de jolis pics. Sature rapidement et nécessite une houle de NO pour ne pas fermer.
  • Soustons – Embouchure du Lac : Une vague peut se caler au sud de l’embouchure du lac. Attention aux courants.
  • Vieux Boucau Grand’ Plage - Le spot est situé au nord de l’embouchure du lac. Faites attention aux courants.
  • Vieux Boucau Plage des Sablères - Un banc bien établi a déjà offert une superbe vague protégée par les locaux.
    À surveiller quand les conditions sont rassemblées et à surfer avec respect.
  • Messanges - De belles plages derrière les campings. La foule en été, le calme en hiver mais des spots éphémères qui ne fonctionnent pas avec trop de houle et qui ne supportent pas le vent d’O.
  • Moliets - Les bancs de sables bougent avec l’embouchure du Courant d’Huchet. Les débutants se concentrent au niveau de la plage centrale. Parfois de belles vagues déferlent derrière le golf, mais les locaux gardent bien leurs secrets. À respecter.

Cette liste est non exhaustive et non officielle. Elle est donnée à titre indicatif et a été élaborée à partir de l’observation des surfeurs locaux.
Attention les spots de surf ne sont pas surveillés. Pratique sous votre responsabilité.