Les traditions

Landes Côte Sud vous invite à découvrir la culture du Sud Ouest . Ici, la fête est une seconde nature, une tradition ancestrale. Laissez-vous emporter par l’ambiance des courses landaises, des corridas, des championnats de pelote basque et groupes folkloriques montés sur leurs échasses.

Le folklore

Les échassiers landais sont le symbole du monde pastoral des Landes de Gascogne. L’usage des échasses remonte au 16ième siècle et dure jusqu’à la fin du 19ième siècle. Elles servaient aux bergers à surveiller leurs troupeaux, à marcher rapidement sur les terrains humides et à protéger leurs pieds du froid et des piqûres d’ajoncs.

La loi du 19 juin 1857 imposant aux communes des Landes de Gascogne de boiser leurs territoires, réduit de plus en plus les grands espaces de pâturage, ce qui donne lieu à de nombreux affrontements entre bergers et forestiers. Les pasteurs avaient l’habitude d’incendier des parcelles de la lande au printemps pour le débroussaillage. Ces foyers se propageaient, parfois volontairement, à la forêt naissante.

La disparition des vastes pacages entraîna la diminution des troupeaux, et la sylviculture prit le pas non seulement sur la lande pastorale, mais aussi sur les terres cultivées. Presque tous les échassiers landais avaient disparu après la Grande guerre.

Au moment de la disparition du système agro-pastoral dans les Landes de Gascogne, l’arcachonnais Sylvain Dornon (1858-1900) tenait à ce que l'usage des échasses soit préservé, et qu'il devienne une culture. Il inventa une nouvelle spécialité landaise : la danse sur échasses.

Quelques groupes folkloriques

Lous Crabots de Semisens, 40230 Saint Vincent de Tyrosse

Lous Pastous, 40510 Seignosse

Lous Cadetouns, 40140 Soustons

A voir: Lien externe http://fgfl.free.fr/

Les courses Landaises

La course landaise est un sport, un défi régional répandu principalement dans les Landes et le Gers, et géré par la Fédération Française de Course Landaise (créée en 1953).

On compte 4 formes de tauromachie dans le monde :

  • la corrida espagnole
  • la corrida portugaise
  • la course camarguaise
  • la course landaise

À la différence des 3 autres, la course landaise se pratique, non pas avec des taureaux, mais presque toujours avec des vaches landaises. Il n'y a aucune mise à mort dans les courses landaises.

On compte 2 catégories de toreros « coursayres » :

  • Les écarteurs : ils attendent la vache pour effectuer au dernier moment un écart.
  • Les sauteurs : ils attendent la vache pour sauter au-dessus d’elle au moment où elle s’apprête à les encorner.

Les arènes de Magescq, Saint-Vincent-de-Tyrosse, Soustons, et Vieux Boucau accueillent des courses landaises et proposent des corridas espagnoles où la mise à mort de l’animal, l’estocade, fait partie intégrante du spectacle. À réserver aux « aficionados ».

La course landaise est un sport, un défi régional répandu principalement dans les Landes et le Gers et géré par la Fédération Française de Course Landaise (créée en 1953)

La course landaise se pratique, non pas avec des taureaux, mais presque toujours avec des vaches landaises. Il n’y a aucune mise à mort dans les courses landaises.

Comme son nom ne l’indique pas, la vache landaise est en réalité aujourd’hui la sœur ou la fille du taureau de corrida, élevée en troupeau en semi-liberté dans des élevages que nous appelons ganaderias.  En général la vache sort pour la première fois dans l’arène sans corde à l’âge de trois ans.

On compte 2 catégories de toreros « coursayres » :

-   Les écarteurs :

Personnage central de la Course Landaise il affronte la vache landaise, il la cite au centre de la piste c’est-à-dire qu’il l’appelle pour provoquer sa charge et au moment où la vache fonce sur lui et donne le coup de tête pour le prendre, l’esquive d’un écart qui laisse passer la vache au creux de ses reins en perdant le moins de terrain possible par rapport à l’attaque.

Il existe 2 formes d’écart.

L’écart sur la feinte, l’écarteur attend la vache de pied ferme, les bras croisés sur la poitrine, à l’approche de la vache il la « jette »  du coté opposé où il compte sortir, en avançant et inclinant légèrement le buste dans cette direction, invitant ainsi la vache à frapper de coté tout en se tournant au dernier instant sur le coté opposé.

L’écart sur le saut (le plus apprécié, le plus difficile) quand la vache n’est plus qu’a quelques mètres, l’écarteur fait un saut pieds joints, avançant néanmoins légèrement la jambe opposée au coté où il compte tourner, pour « embarquer »  la vache dans cette direction. Au moment où ses pieds retombent sur le sol et que la vache donne le coup de tête, l’écarteur doit alors pivoter sur l’autre pied pour s’écarter et creuser les reins pour laisser passer la vache.

Si cette stratégie échoue c’est alors la tumade, l’écarteur n’a pas été assez rapide ou n’a pas laissé assez de place, la vache le voit le prend avec ses cornes et le projette violemment au sol.

-   Les sauteurs :

Depuis que la course existe des toreros landais, au lieu d'écarter, ont préféré sauter les vaches. Cependant, peu à peu depuis les années 1960, cette discipline s'est imposée comme un élément incontournable de la course.

Mis à part quelques très rares exceptions aujourd'hui le sauteur est d'abord un gymnaste qui va réaliser au-dessus des cornes en mouvement une série de sauts. les pieds dans le béret jambes liées par la cravate est le premier qui fut pratiqué dès le 19ième siècle, il reste le plus difficile à réaliser car il faut sans élan s'élever à pieds joint à 1,40 m au-dessus d'une vache lancée. Le saut périlleux vrillé est le dernier arrivé, il nécessite une maîtrise parfaite de la gestuelle, les deux autres classiques sont le saut de l'ange (apparemment le plus facile) et le saut périlleux classique.

Les différents types de courses.

La course formelle

C’est la course de référence, celle que suivent assidûment les coursayres de mars à octobre, c’est dans ces courses que se battissent les réputations des hommes et des animaux.
8 vaches sortent en première partie pour 9 écarts, dont une sans corde, une vache débutante et une réservée au sauteur. En seconde partie 6 vaches dont une pour le sauteur, les 2 dernières vaches sont en général les plus réputées les plus dangereuses.
Les courses de compétitions sont appelées course du challenge (des landes ou de l’armagnac) elles se déroulent de mars en septembre.

Le concours landais

A 2,3,4 ou 5 troupeaux, c’est l’occasion de réunir les meilleures vaches de chaque ganaderia et de les opposer aux meilleurs toreros du moment. La difficulté est accrue par le fait que chaque homme est tenu d’affronter des vaches qu’il connaît beaucoup moins que celles qu’il affronte chaque dimanche. C’est l’épreuve reine de la course landaise, la plus disputée la plus dangereuse aussi.  Une dizaine de concours au total est organisée chaque année.

La course mixte

C’est un spectacle où seule la première partie se déroule de manière traditionnelle, la seconde partie est réservée à des jeux taurins qui dans les années 60 ont inspiré les jeux télévisés d’intervilles. Une centaine de courses mixtes est organisée chaque année.

L’intervache (toroball)

C’est un spectacle où il n’y a que des jeux. D’un coût moindre à réaliser c’est souvent par ce type de jeux que beaucoup de gascons ont pu obtenir leur premier contact (quelquefois douloureux) avec les vaches.

L’encierro

L’ancêtre de toutes les tauromachies, celui-ci consiste à lâcher des vaches dans la rue et de courir à côté d’elles jusqu’à les toucher sans se faire prendre. Tombé en désuétude à une époque cette pratique semble revenir à la mode.

Les arènes de Vieux Boucau, Magescq et Soustons vous accueillent chaque année pour des courses landaises inoubliables.

 

Pour plus d'informations, visiter site de Lien externe la Fédération Française des Courses Landaise

La pelote basque

La pelote basque est un jeu alliant force et habileté. Les joueurs doivent renvoyer la pelote (la balle), chacun à leur tour ou au tour de leur équipe, à la volée ou après le premier rebond au sol, le but étant de la relancer sur le fronton et de la faire retomber "à bon" dans l'aire de jeu. Le joueur ou équipe qui ne peut ramener la pelote sur le fronton directement perd le point. Si le joueur envoie la balle hors de la surface de jeu, il perd le point et le but (engagement) est à l'adversaire.

La pelote basque regroupe 12 disciplines pour les hommes et 3 pour les femmes : le rebot, la main nue, le xare, la chistera, la pala pelote de cuir, la paleta gomme…

Ces jeux traditionnels de pelote basque se disputent sur trois aires de jeux :

  • le fronton « place libre »,
  •  le trinquet,
  • le fronton « mur à gauche » : court ou long (Jaï Alaï).

Les cœurs des villages de la Côte Sud des Landes sont, pour la grande majorité, animés par l’une de ces trois aires de jeux.

Les gants d’osier (chistera) apparaissent officiellement en 1862. Plus légers, plus maniables que les gants de cuir, retenus par un cordon au poignet, ils s’imposent dans les jeux indirects. Le grand chistera est né en 1888 à Buenos Aires, modifiant le jeu et son esprit car la pelote, cueillie dans ce panier, doit être bloquée et relancée après un temps d’arrêt.

La Chistera Joko-Garbi est un jeu indirect. Il se joue trois contre trois, contre le mur du Fronton Place Libre, en 45 points. Un joueur est avant gauche, l’autre avant droit et le troisième à l’arrière. Spécialité rapide, la pelote est renvoyée instantanément, agréable à regarder. Le Joko–Garbi se pratique avec une pelote dure recouverte de cuir lisse pour donner un peu de vitesse au jeu, elle pèse entre 108 et 125 grammes suivant la catégorie. La partie se joue également en hiver en Fronton Mur à Gauche court 36 mètres mais à deux contre deux..

Le xare, appelé aussi « raquette argentine », est apparu en 1860. La paleta cuir et la pala ancha (paleta gomme) commencent à être pratiquées dans les années 1930. Dans les temps anciens, la pelote ne se pratiquait que sous forme de défis. Ce n’est qu’en 1921, lors de la création de la Fédération Française de Pelote Basque que la pelote est réglementée. En 1922 le Comité de Pelote du Pays Basque est créé. Les premiers statuts ne seront déposés à la sous-préfecture de Bayonne qu’en 1953.

La Cesta Punta est la discipline la plus spectaculaire. Le jeu utilise trois murs : le mur de frappe, le mur du fond et le mur de gauche. La surface de jeu est matérialisée par les lignes métalliques. La première, sur le mur de frappe, est tracée à 0,8 ou 1 mètre de hauteur. Elle délimite la hauteur de frappe. Ces trois murs sont également bordés d’une ligne métallique sur leur partie supérieure au-delà de laquelle les pelotes seront jugées fausses.

La pelote est un enroulement de fil sur un  noyau de latex et enveloppé de 2 peaux de cuir. L’ensemble est comprimé dans un moule afin de le rendre parfaitement rond. Le poids de la pelote varie de 115 à 125gr. Elle peut atteindre des vitesses de 200 à 300 km/h.

Référence: Lien externe http://www.ffpb.net

Les corridas

On compte quatre formes de tauromachie dans le monde

  • La corrida espagnole
  • La corrida portugaise
  • La course camarguaise
  • La course landaise

La corrida espagnole est réservée aux aficionados.

Une corrida espagnole se compose de trois parties :

  • Le tercio de pique : le matador et ses peones (aides du matador) jaugent le taureau à l’aide d’une série de passes de capote (rosé d’un coté et jaune de l’autre) pendant que les picadors testent la bravoure du taureau à l’aide de leur pique.
  • Le tercio de banderilles : les peones, ou parfois le matador lui-même, posent des banderilles recouvertes de papiers de couleur sur le taureau.
  • Le tercio de mise à mort : la faena de muleta : le matador fait des passes avec une muleta, un leurre en tissu rouge, ce qui prépare le taureau à l’estocade qui fait partie intégrante du spectacle.

 Les arènes de Saint Vincent de Tyrosse et de Soustons vous accueillent pendant leurs fêtes pour une corrida portugaise et une novillada.